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Carnet en direct du Maroc

Suivez les jeunes au jour le jour

samedi 6 août 2005, par Marc

Le groupe nous fait parvenir des nouvelles par téléphone ou email. Nous les retransmettons sur cette page dès que possible.

- Samedi 6 à 11h :
coup de téléphone depuis le bateau
La traversée de l’espagne s’est bien passée, nous sommes en avance sur le programme ! Espérons que le passage à la frontière se déroulera bien. En attendant de quitter le vieux continent, tout le monde déjeune tranquillement.

- 20h30
coup de téléphone depuis la grande place
Bien arrivés à Chef-chaouen, après deux baignades l’une en Méditerranée et l’autre dans un torrent ! Le groupe se remet du trajet par une visite crépusculaire de la médina de Chef-chaouen avant de se retrouver sur la grande place pour le repas... et le thé à la menthe !

- Dimanche 7 à 12h30 :
mail depuis Chef-chaouen - cliquez sur les photos pour les agrandir

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Premières nouvelles du Maroc. Rien à signaler, tout va bien après 15 h de
voiture, un double coup de bol au bateau et à la douane (peu voire pas
d’attente). 2 h de route de montagne sinueuse dans un paysage
méditerraneo-marrocain, entrecoupées de pauses : baignade dans une retenue
d’eau à l’applomb d’une falaise et option "plage de galets et plongeoirs"

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Tout ça pour faire escale à Chefchaouen (quelque part dans
le massif du Rif), une ville avec une medina dont batiments et ruelles sont pour
la plupart peints en bleu. Au programme de la soirée : étape à l’hotel "Andaluz"
pour y déposer les sacs, puis déambulages, pertes, retrouvailles dans les
ruelles étroites de la ville, resto à 40 dirams sur la place principale du
dédale. Nuit sur le toit-terrasse de l’hotel, à la belle étoile donc, mais pas
vraiment fraiche... Pour l’instant le ciel est aussi bleu que les mûrs et le
soleil aussi étourdissant que prévu, même dès ses premières lueurs.

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En prévision du début d’après midi : départ pour le moyen atlas où nous irons
retrouver Rezzac, le garde forestier.

- Mardi 9 à 17h :
message sur la boite vocale
Salam alecoum. L’accueil tres chaleureux d’Abd el Krim le garde forestier et de
sa famille nous comble.

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photo de famille avec le forestier

Thé à la menthe et rencontres imprévues, ambiances des
villes et couleurs des djellabahs, paysages infinis et odeurs d’épices sont au
rendez-vous... Et c’est ainsi que notre périple se poursuit parmi les troupeaux
de cèdres et de brebis pour rejoindre les montagnes du Haut-Atlas. Si ce n’est
la tourista qui commence à pointer le bout de son nez, pas de mésaventure pour
l’instant.

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Nous nous dirigeons actuellement vers Zaouïa Ahanesal où nous sommes
attendus dans un gîte d’où nous partirons pour 4 jours de folle randonnée.
C’est en compagnie d’ânes qu’Alexis se fera un plaisir de nous faire découvrir
les oiseaux...

- Lundi 15 à 17h :
par mail depuis El Hajeb
Sortis définitivement des montagnes du Haut-Atlas, où notre boucle s’est
déroulée comme prévue :
- Départ, Zaouïa Ahanesal (1600 m)

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- Bivouac à 2800 m
- Taria (1800 m)
- Retour, Zaouïa Ahanesal en passant par l’oued (200m négatifs en canyon) ou par un col
pour certains (700m positifs puis 900m négatifs)

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Mis à part les troubles intestinaux qui touchent tour à tour les malheureux
français (pour l’instant 4 survivants) le moral est toujours haut, après une
nuit dans une "auberge de jeunesse" (bâtiment collectif à cour ouverte) au
coeur de la nouvelle ville d’El Hajeb (Moyen-Atlas). Veillée d’hier soir au
festival des poètes berbères (places VIP et poignées de main du pacha).
Les nouvelles sont donc bonnes même si elles manquaient peut être à certains
parents inquiets, mais ce silence était dû à l’absence de moyens de
communications dans les montagnes reculées.

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Là où nous sommes, le projet de valorisation touristique se dessine : pour
l’instant nous avons décidé d’aider à valoriser un site important à El Hajeb
ainsi qu’un parcours sous les cèdres.

- Mardi 16 à 14h30 :
par mail depuis El Hajeb par "les animateurs pour une fois !"
L ’itinérance fait marche arrière... il fait trop chaud à El Hajeb et le projet imaginé par nos collègues marocains est bien loin de certaines réalités... nous avons besoin de prendre de la distance, du recule, on repart du coup au fin fond de la forêt du moyen atlas, sous les cèdres avec les singes...

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De l’air frais, du calme que l’on ne retrouve par forcément dans ces villes marocaines et pour bien montrer que leurs projets touristiques doivent être directement connectés avec leur environnement de proximité, forêts, cèdres, chènes verts, douars...

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l’artiste et la technologie

 

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le groupe - partie 1

 

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le groupe - partie 2

Nous sommes attendus demain par un amis dans son douar au milieu de la forêt de chènes vert... Il vient de me dire qu’il nous prépare un couscous... On n’est pas vraiment à plaindre, bien entouré par les rencontres que nous faisons...

Ce soir, on restera en moyen atlas dans un hotel hautement coté en étoiles... nuit à la belle sous les cèdres..., nous faisons quelques courses dans les 2/3 boutiques voisines et nous voilà repartis...

Jeudi, on repasse à El Hajeb pour discuter du projet que l’on a défini hier matin avec Driss et Said et voire l’évolution que nous lui avons donné dans le peu de temps que nous sommes restés... Mais nous sommes un peu inquiêt car c’est un excercice loin d’être facile, car ici à El hajeb, on ne fait qu’y passer en principe, rien d’extraordinaire en terme de paysage, de patrimoine... à voir quelle inspiration ressortira collectivement de ce lieu...

Jeudi soir, on sort en ville !
La grande ville Mèknès avec ses ruelles qui composent la beauté de cette médina... on vous racontera...
A très bientôt

à 17 hpar téléphone :
Halte à Azrou pour la pose repas avant de regagner le moyen atlas et sa fraicheur
Tout va bien

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- Jeudi 18 à 22h30 : Forêt de cèdres, de nuit
par mail depuis Meknes
A quelques mètres, dans les fourrés, un oiseau nocturne se met à chanter. Une
chouette, probablement. M Hauatse marche sur le chemin forestier, soulevant à
chaque pas des volutes de poussière du sol terreux que la lune révèle par
rayons. Au loin, des chiens de bergers aboient sans relâche. Sur le bord du
chemin apparait une souche, à un endroit où la lumière s’est frayée un chemin à
travers le rideau de cèdres.

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M Hauatse se dirige vers elle, l’examine puis s’y
assoit afin d’être attentif aux mouvements des animaux qui habitent ce lieu. Il
guette les magots, la seule espèce de macaques qui vit en Afrique, bien qu’il
sache qu’il n’a aucune chance d’en rencontrer la nuit.

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Mais son impacience le
pousse à rester sur cette souche, entre deux rayons lunaires rescapés des
feuillages. Une chauve-souris passe en trombe autour de lui, dans un doux
battement d’ailes souples. Un peu plus loin, un craquement, une branche casse
et tombe à terre. L’oiseau cesse son chant. Des picottements tirent le guetteur
de son écoute et du charme de l’odeur de cèdre qui l’embaume. Il s’aperçoit
qu’il a les jambes couvertes de fourmis qu’il a dérangé en s’appropriant la
souche. Contrarié, il se relève, se frotte les mollets et décide de prendre
position sur un rocher un peu plus gros que les autres, au milieu du chemin
désert. Nouveau craquement, accompagné du bruit sec de la branche qui se romp
en touchant le sol. Une autre chauve-souris passe, plus près que la première.
Les chiens marquent une brève pause, puis reprennent leur concert. L’oiseau
reprend à son tour, suivi peu de temps après par un autre, puis s’envole dans
un sourd battement d’ailes.

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Un léger nuage passe, voilant la lumière de la nuit. Les ombres des cèdres se
meuvent, animant les inquiétantes silhouettes que forment les cônifères.
Toujours pas de trace de singe. Normal pour un animal diurne. La forêt parle
par les insectes, les oiseaux nocturnes et chauves-souris, les chiens lointains
et le grincement des branches, mais ne donne aucun signe du mamifère attendu. M
Hauatse se relève, jetant un ultime regard autour de lui dans les ténèbres puis
repart, plein d’espoir pour sa traque du lendemain.

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Au revoir El Hajeb, avec tes "sites à valoriser" plus souillés que des décharges
marocaines, aussi unique que des grains de semoule dans le couscous. Après une
visite des lieux, nous avons constaté des monuments plutôt banals (grotte à
visage de lion, sources, petite falaise, petite casbah). Petit patrimoine,
certes, mais quoi à côté de celui de Meknès, de Fès, pourtant villes voisines ?
Notre conclusion n’a quand même pas été totalement négative. La ville de nuit
est très animée et conviviale, les rapports ne sont pas interressés comme dans
les pôles touristiques tels que Chefchaouen ou même Azrou, mais chaleureux et
sincères, accueillants.

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Pour nous comme pour le gouverneur qui nous a salué et
remercié avant le départ, El Hajeb est une "ville-étape" pour des touristes
interressés par la forêt de cèdres, les lacs, sources et cascades des plateaux
du Moyen-Atlas. Nous enverrons de la matière à l’association de Said en France,
par un CD rassemblant textes, dessins et photos produits sur les lieux et
alentours de la ville. La richesse sociale, nous avons pu y goûter hier soir
(17.08.05) à la douha (canton, hameau, airial...) de Driss, un ami de Said,
l’autre personne principale que nous avons rencontré à El Hajeb. Accueil avec
une balade dans les collines de chènes verts, thé à la menthe (et au sucre...)
avec pain, miel et confiture d’abricots pour nous remettre de nos terribles
efforts, puis couscous en compagnie d’invités-surprises (à manger avec les
mains pour les plus courageux, et à la cuillère pour les autres). Bref, tout
était pensé, même les musiciens berbères, conviés pour l’occasion.
Nous avions la veille passé une nuit et une matiné dans les cèdres, posés au
milieu des singes, avec balade nocture dans la forêt. Tout cela faisait un
contraste avec la ville que nous devions aider à valoriser.
Nous sommes à présent dans une auberge de jeunesse à Meknès, à 2 jours du
départ... A bientôt en France...

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Voir en ligne : En savoir plus sur ce projet

Portfolio

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